Pourquoi la sécurité des TI ?
« Sécurité de l'information » peut vouloir
dire bien des choses, toutefois le principe de base consiste à reconnaître
que les biens et l'information de grande valeur méritent d'être
protégés. La gestion du risque demande que l'on connaisse
les points de vulnérabilité des systèmes et que l'on
comprenne l'environnement des technologies de l'information (TI), de
manière à pouvoir
diminuer ou accepter le niveau de risque. Si la haute direction décide
d'accepter le niveau de risque, il faut que ce soit une décision éclairée.
En matière de sécurité, il y a des exigences
autant dans le secteur privé que dans le secteur public, exigences
qui doivent être ajustées en fonction des affaires à mener.
La Politique de sécurité du gouvernement du Canada, la Loi
d'accès à l'information et la Loi sur la protection des
renseignements personnels et les documents électroniques (projet
C-6), mettent en place des mesures de nature législative pour assurer
une sécurité adéquate en ce qui a trait à la
cueillette, à l'utilisation et à la divulgation des renseignements
personnels. En plus de ces contraintes légales, la protection de
l'information exige une continuelle gestion du risque, un minimum de
prudence et, du côté de l'industrie, des pratiques exemplaires
en matière de protection des systèmes de TI. C'est la façon
sécuritaire de brasser des affaires.
La sécurité des TI est désormais indispensable.
Les sites Internet du gouvernement du Canada (GdC) ont été les
victimes notoires d'attaques de pirates informatiques aussi bien à partir
de l'intérieur du pays que de l'extérieur. Pour évaluer
objectivement l'importance de la menace qui pèse sur les points
de présence Internet du GdC, le Centre
de la sécurité des
télécommunications (CST) a réalisé, en 1999,
une étude visant à recueillir des données sur le
sujet. Le CST a installé un système de détection
d'intrusions (SDI) aux points de présence Internet de six ministères
fédéraux. Des 160 signatures SDI, quarante-quatre ont été désactivées
pour minimiser la saisie involontaire de données de l'usager.
La collecte de données a duré deux mois. Pendant
cette période, un total de plus de 80 000 alarmes ont été déclenchées
sur l'ensemble des six sites. L'analyse des données a révélé que
531 cas constituaient des actes malintentionnés. Quatre-vingt-neuf
pour cent de ces cas ont été associés à des
agressions faites pour identifier les faiblesses de cibles potentielles,
alors que les onze pour cent restants ont été soit des attaques
résultant en refus de service (34 incidents) soit des tentatives
pour obtenir un accès clandestin au réseau (11 incidents).
Des 531 cas, dix-neuf ont été considérés comme
des tentatives sérieuses de violation de la sécurité nécessitant
une enquête.
Dans l'ensemble, la sécurité du cyberespace va se
détériorer avant de s'améliorer. Bien que l'on soit
de plus en plus conscience du besoin de renforcer la sécurité du
cyberespace, et qu'il y ait une demande croissante pour des activités
visant à protéger le cyberespace, ainsi qu'une volonté toujours
plus grande de fournir des fonds pour ces activités, il n'en demeure
pas moins que la réalité financière du moment limite
les moyens d'action.
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